Le Titanic et la White Star Line

Le Titanic et la White Star Line
La White Star Line était l'une des plus importantes compagnies de transport maritime du début du 20 ème siecle.
A cette époque où l'émigration des Européens vers l'Amerique du Nord était très forte et où le nombre des riches voyageurs allait grandissant, la concurrence entre les compagnies maritimes allemandes et britanniques était devenue très âpres.
C'est pourquoi, devant l'importance du marché du transport de passagers, les dirigeants de la White Star Line, soutenus par l'apport de capitaux américains et forts de la haute qualité des chantiers navals irlandais s'engagèrent sans réserve, avec une témérité et une politique commerciale agressive, dans le transport transocéanique en armant les plus grand paquebots de l'époque.
C'est en 1845 que John Pilkington et Henry Wilson fondent à Liverpool, cette petite compagnie de navigation qu'est la White Star Line.
En Février 1912, J. Bruce Ismay (incarné dans le celebre film de 1997 par Jonathan Hyde)adresse à J. Pierpont Morgan une lettre fixant au 30 janier 1913 son depart de l'International Mercantile MarineCo. et l'ascension de H. Arthur Sanderson à la presidence...*

Le R.M.S Titanic (Royal Mail Steamer,en francais Paquebot Courrier Royal).Il etait la fierté, l'orgueil de l'angleterre en étant le chef d'oeuvre de la technologie du début du 20ème siècle.
Il était ainsi désigné car il transportait, outre des passagers, du courrier avec l'autorisation de Sa Majesté le Roi d'Angleterre George V. A l'époque ,tous les navires qui etaient sous le pavillons britannique, portainet le nom de R.M.S, et bénéficiaient de la protection de la Couronne Britannique

# Posté le lundi 07 avril 2008 13:01

la chronologie du naufrage (en detaille)

la chronologie du naufrage (en detaille)
Le 14 avril 1912, deux jours après l'appareillage, cinq ans après le souper au cours duquel était né le rêve, la température chute dramatiquement. Le navire approche de Terre-Neuve. À ce moment, le Titanic fend l'Atlantique Nord à une vitesse de 22 noeuds, soit 700 m à la minute.

23h40 : la nuit de dimanche le 14 avril 1912, les veilleurs Fleet et Lee dans la hune du grand mat se penchent en avant, les yeux écarquillés, un iceberg sort de la brume droit devant à environ 600 mètres de la coque. Fleet se tourne et sonne trois coups de cloche
Il prend le téléphone et appelle l'officier Murdock : "Iceberg droit devant".
"Merci", répond Murdoch.
Avant même de raccrocher, l'officier commande : "La barre à bâbord toute".
L'homme de barre tourne au maximum la barre à bâbord. Simultanément, Murdoch actionne le transmetteur d'ordres : "Stoppez les machines, en arrière toute" et commande la fermeture des cloisons étanches.
Après de longues secondes d'attente, le Titanic finit par se déplacer à bâbord, mais il va trop vite, il tourne très lentement. L'impact est inévitable.

23h45 : c'est l'impact. Le Titanic heurte un iceberg qui déchire la coque du navire sur plus de 90 m de long. L'iceberg éventre les 6 premiers compartiments étanches faisant pénétrer de l'eau en grande quantité. De nombreux morceaux de glace tombent sur le pont en face de la timonerie.
Le capitaine se lève au moment de l'impact et va voir ce qui ce passe à la passerelle. Il questionne l'officier Murdoch.
"Qu'est-ce qui c'est passé" ?
"Nous sommes entrés en collision avec un iceberg".
"Commandez la fermeture des cloisons étanches".
"C'est déjà fait", dit l'officier Murdoch.
Smith se tourne vers l'officier Boxhall et dit : "Allez inspecter les dégâts".
Il fait reprendre la marche avant lente. Il jette un coup d'oil sur l'habitacle de la timonerie et voit que l'indicateur d'assiette affiche une inclinaison de 5° sur tribord. Le capitaine fait alors à nouveau arrêter les machines.

0h00 : Smith se rend auprès du radio Phillips, il l'interrompt alors qu'il transemttait des messages aux familles des passagers et lui dit : " Lancez des C.Q.D a tous les navires qui pourront nous entendre, nous sommes entrés en collision avec un iceberg et nous coulons à pic. Notre position est 41o441Nord 50o241Ouest ".
Peu après, la station télégraphique de Terre-Neuve reçoit le message suivant: " Avons touché iceberg. Sommes fortement endommagés. Accourez. Aide. "
À ce moment, Boxhall revient de son inspection. Tout semble en ordre. Smith, douteux lui demande de faire une inspection plus approfondie avec l'ingénieur en chef Thomas Andrews qui est sur le navire.

0h15 : Ils remontent à la passerelle le visage sombre et Andrews prend la parole : "Avec l'ampleur des dégâts, le Titanic en à pour une heure - une heure et demi à flotter, deux heures tout au plus". Le capitaine Edward Smith, un homme de mer expérimenté (à 62 ans, il est le capitaine le mieux payé du monde), prend la décision de faire évacuer le navire. Andrews se retourne, affolé, vers Smith et lui rappelle : "Nous manquons de canots, il y a de la place pour seulement 1178 personnes sur 2227 passagers. Près de la moitié des passagers de ce navire sont condamnés à mort ".


Entre 0h15 et 2h17, plusieurs navires ont entendus les C.Q.D. de Phillips comme le Mount Temple qui se trouvait à 95 Km du naufrage, le Frankfurt qui se trouvait à 285 Km, le Bismark qui se trouvait à 130 Km, le Baltic qui, par chance, réussit à l'entendre vu qu'il se trouvait à 450 Km, le Virginian qui se trouvait à 315 Km et finalement le Carphatia qui part à toute vapeur après avoir capté un message

0h25 : Le Titanic envoie le premier S.O.S. de l'histoire maritime.

0h40 : les canots sont enfin parés pour l'évacuation.

0h45 : les hommes de bord reçoivent l'ordre d'avertir tous les passagers de s'habiller chaudement, de mettre leurs gilets de sauvetage et de sortir à l'extérieur. Ils font embarquer des passagers dans les canots de sauvetage.
Le premier canot est descendu. Il compte 65 places, mais seules 28 personnes montent à bord. Certain passagers regardent les premiers rescapés vers la mer en criant : " Eh ! Quand vous remonterez à bord, n'oubliez pas de montrer vos tickets ! " La catastrophe est inéluctable, mais la confiance règne encore. Un deuxième canot est mis à la mer avec seulement 12 passagers à bord. Bruce Ismay, le directeur de la White Star Line, prend place dans l'une des embarcations. Plus tard, il se justifiera en disant qu'il n'y avait plus de femmes ni d'enfants lorsqu'il a décidé de sauver sa peau...
Certaines personnes font néanmoins preuve de courage. Mme Straus refuse de quitter son mari, avec qui elle périra. Benjamin Guggenheim, après avoir enfilé son costume de soirée, monte sur le pont pour mourir, déclarant simplement: " Dites à ma femme que je me suis conduit dignement. "

La loi exigeait que l'ensemble des canots de sauvetage du Titanic offrent 962 places. Il en comptait 1178. Seulement, le navire avait à son bord 2220 passagers. Autre fait qui rend le naufrage encore plus dramatique : 472 des places disponibles n'ont pas été utilisées.
Lorsque le dernier canot s'est éloigné, vers 2 h du matin,

0h55 : commence la descente des canots de sauvetage. C'est alors que l'on lance les premières fusées de détresse, ce qui cause un moment de panique chez les passagers qui commencent à se rendre compte de l'ampleur des dégâts. Andrews va voir les préposés aux chaloupes, fou de rage, et leur dit : " Remplissez les chaloupes à leur nombre maximal, vous le savez qu'il manque de chaloupes ".

La mise à l'eau des canots

Les canots nos 5 et 7 ont été parmi les premiers à être mis à l'eau, du côté tribord. Sous la direction de l'officier Pitman, ils allaient être amarrés l'un à l'autre pendant la nuit.
Le canot no 6 s'éloigne du bateau. À son bord, il y a, entre autres, le major Peuchen, Molly Brown, la vigie Frederick Fleet et le maître de manouvre Hichens.
Le canot no 3 s'éloigne à son tour. Mais l'homme d'équipage et le barreur sont si peu expérimentés qu'ils reviennent accidentellement vers le paquebot en train de sombrer.
Le canot no 1, d'une capacité de 40 passagers, n'en contient que 12, dont le couple Gordon et 7 membres de l'équipage.
Les musiciens jouent sur le pont, près de l'entrée de la section première classe, du côté bâbord.
Le canot no 8 transporte 28 personnes, dont la comtesse de Rothes, qui sera plus tard au gouvernail.
Avec 56 personnes à son bord, le canot no 9 s'éloigne à tribord.
Des fusées de détresse sont lancées à partir du pont tribord.
Le canot no 12, à bâbord, transporte 40 femmes et enfants, en plus de 2 marins. Quand l'embarcation rejoint finalement le '' Carpathia '', venu porter secours, elle compte à son bord plus de 70 personnes.
Le canot no 14 déjà plein, un groupe de passagers cherchent à sauter dans l'embarcation. L'officier Lowe tire dans les airs pour rétablir l'ordre.
Le canot no 10 s'éloigne du côté bâbord. Il s'amarrera plus tard aux canots nos 4 et 12 ainsi qu'au canot D1.
Le canot no 16 est prêt pour la mise à l'eau, avec 56 personnes à son bord.
Le plus chargé des canots de sauvetage, le no 11, part du bateau, transportant environ 70 passagers.
Réunissant 64 personnes à son bord, le canot no 13 vient d'être mis à la mer. Des remous causés par le déséquilibre du paquebot forcent le maître de manouvre à éloigner rapidement l'embarcation.
Les passagers et l'équipage continuent de s'agglutiner sur la poupe, au fur et à mesure qu'elle s'élève au-dessus de l'eau.
Le canot C est descendu avec 39 personnes à bord, dont Bruce Ismay, président de la White Star Line.
Le canot no 2, mis à l'eau près du pont à bâbord, s'éloigne en transportant 25 passagers. Sa capacité est de 40 places.
On refuse à John Jacob Astor l'accès au canot no 4. Il dit aurevoir à son épouse qui a pris place dans l'embarcation avec d'autres dames riches et leurs femmes de chambre.
Plus de 1500 personnes sont encore sur le bateau lorsque, vers 2 h, le canot D est prêt à être mis à l'eau, avec 44 femmes et enfants à son bord. Pour éviter une émeute, les hommes d'équipage forment un cordon et l'officier Lightroller menace la foule avec un revolver.
Les hommes d'équipage tentent de dégager le canot B du toit des appartements des officiers. L'embarcation tombe sur le pont, à l'envers, et part à la dérive, servant de bouée à 28 hommes.
Le canot A, aussi placé sur le toit des appartements des officiers, reste à la surface alors que le paquebot s'engouffre dans l'océan. Plus d'une douzaine de naufragés grimpent à bord du canot à moitié rempli d'eau.

vers 2h00 : les 16 canots de sauvetage sont occupés de passagers et s'éloignent. L'orchestre joue toujours sur le pont et 1500 personnes se trouvent alors encore sur l'épave. Ils périront tous.

2h18 : les passagers entendent des craquements entre la 3e et la 4e cheminée quand, tout à coup, le navire se coupe en deux. Plusieurs passagers sont tués lors de la coupure. La partie avant coule faisant redresser la partie arrière.

2h20 : la partie arrière coule aspirant plusieurs passagers sous l'eau. Plus de 1500 personnes sont condamnées à se noyer dans l'eau glaciale de l'Atlantique-Nord. Plusieurs passagers demandent aux commandants des canots de se rapprocher du lieu du désastre pour aller chercher leurs maris ou leurs femmes qui ne sont pas encore morts. Certains matelots, traumatisés par le naufrage refusent de bouger d'un seul pouce. Un canot se rend sur les lieux et réussit à sauver 9 personnes d'une mort certaine.

4h10 : Une lueur d'espoir surgit, les naufragés se réveillent et voient un navire apparaitre dans cette matinée magnifique, c'est le Carphatia qui est finalement arrivé sur le site du naufrage. Les canots 4, 10, 12 et B arrivent en premier mais à la dernière minute, le radeau B est laissé à la dérive. Les canots 14, D et A prennent le radeau B au passage et se rendent au Carphatia. Les autres canots arriveront plus tard dans la matinée.

Des 868 survivants, 711 ont été rescapés par le Carpathia, arrivé sur les lieux du drame vers 5 h du matin. L'équipage de ce navire a mené une opération de sauvetage qui a duré sept heures. À propos de l'horreur du spectacle qui s'offrait à ses yeux, une survivante dira : "Il y avait les cris, les appels à l'aide de gens qui couraient... Nous pensions que rien, jamais, ne pourrait être pire que ces cris. Mais, après, il y a eu le silence... Le silence de la mort... "

Après le départ du Carphatia en direction de New-York avec les survivants du Titanic, le Birma, le Californian et le Mount Temple explorent les lieux du désastre. Pas un corps ne flotte à la surface, aucun débris (ils furent sans doute emprisonnés par la banquise formée pendant la nuit du naufrage). Le Carpathia arrive le 18 Avril à New-York. Ils descendent les canots de sauvetages et vont les porter au bassin no 42, où le Titanic devait accoster.

# Posté le lundi 07 avril 2008 16:27

L'après-naufrage

L'après-naufrage
L'après-naufrage

Le Carpathia arrive le 18 Avril à New-York. Ils descendent les canots de sauvetages et vont les porter au bassin N°42, où le Titanic devait accoster.

Ensuite, commencent les commissions d'enquête sur le naufrage et les fausses nouvelles selon le Wall Street Journal, le Herald et le Times.

Les commissions d'enquête

L'enquête américaine débute le lendemain même. Bien que critiquée par les anglais qui revendiquent le naufrage (batiment britannique naviguant sur un océan à prédominance britannique), elle saura mettre en lumière les tenants et les aboutissants du naufrage en produisant un rapport complet de 150 pages.

L'enquête sera d'abord orientée sur les trois points suivants : La construction du navire, le nombre de canots de sauvetage et l'utilisation de la radio (TSF). L'analyse complète portera aussi sur la route suivie, les consignes de navigation et l'évacuation des passagers.

Cette enquête délicate mérite qu'on s'attarde sur chacun des points étudiés :
1. La construction du navire
Aucun reproche à ce sujet, d'autant plus que personne n'est en mesure de préciser la nature de l'avarie provoquée par l'iceberg. On remarquera que le double fond et les cloisons étanches n'aient pas été étendus au dessus de la ligne de flottaison, cela aurait certainement ralenti ou évité le naufrage.
L'enquête ne creuse pas la question de la lenteur de manoeuvre du Titanic. Des tests effectués sur l'Olympic montrèrent que le délai de réaction de la barre était de 35 secondes. Si les essais du Titanic avaient été un peu plus poussés, il aurait été facile de constater que la taille du gouvernail était inadaptée au gabarit du navire.
Chose étrange : La commission est bien obligée de constater qu'aucun batiment n'est insubmersible.
Une théorie vient de faire récemment surface (c'est le mot !) suite aux dernières plongées effectuées sur l'épave, elle concerne la mauvaise tenue des aciers de l'époque qui deviendraient cassants à basses températures ...

2. Le nombre de canots de sauvetage.
Constat effarant : Les 20 canots ne pouvaient embarquer que 1178 personnes alors que la capacité maximale du Titanic était de 3547 passagers. Le pire est que le Titanic était alors en règle avec le réglement maritime (de 1894 ) puisque ce dernier exigeait 16 canots. L'arrivée des superliners capables de transporter plusieurs milliers de passagers a rendu obsolètes ces textes datant du début du siècle. Ces textes auraient du être refaits depuis longtemps mais les hommes du Board of Trade ne se sentent pas trop concernés par le sujet car les accidents sont rarissimes. D'ailleurs, nombreux sont les personnes qui pensent impossible la mise à l'eau simultanée d'un grand nombre de canots (situation vérifiée à bord du Titanic).

3. L'utilisation de la TSF et le problème des messages radio.
A l'époque du Titanic, le rôle de la TSF est principalement un service rendu aux passagers. La radio est exploitée par les sociétés privées (ici Marconi) pour rendre des services aux passagers. Après une panne de quelques jours, la radio s'était remise à fonctionner dans la journée du 14 Avril. Les 2 opérateurs radios étaient alors surchargés par les nombreux messages privés accumulés. Cela a un lien direct avec la catastrophe car, mobilisés par les envois privés, les opérateurs négligèrent de transmettre au commandant d'importants messages de signalement d'icebergs.
Par exemple, une heure avant le naufrage, l'opérateur Philips reçoit un signalement d'Iceberg. Ce message provient du Californian, un navire qui emprunte la même route que le Titanic. Sans se rendre compte de l'importance du message, Philips rabroue vivement l'opérateur du Californian : " Taisez-vous ! Je communique avec Cap Race " car il est occupé à transmettre une liasse de messages remis par des passagers.

4. La route empruntée par le Titanic.
La route empruntée par le Titanic est tout à fait conforme aux règles établies. Par mesure de sécurité, elle se trouvait même légèrement plus au Sud de l'axe habituel. Le Titanic a eu la malchance de se heurter à une véritable anomalie climatique. Par suite d'un hiver d'une douceur exceptionnelle, la dérive des glaces avait pris une ampleur inhabituelle.

5. Les consignes de navigation.
Cette remarque concerne principalement la vitesse du Titanic. Il fut reproché à Bruce Ismay d'avoir incité le commandant à pousser les machines afin de battre le record de vitesse de l'Olympic. Bien sur le capitaine Smith n'avait rien à craindre pour sa carrière et n'avait pas pour mission de faire la course mais Ismay, connaissant bien les paramètres de la marche du navire, se préoccupait plus de la vitesse du navire que des signalements d'Icebergs.
Le fait que le Titanic voguait à vitesse normale lors de cette nuit sans lune est le résultat de plusieurs causes :
- Le capitaine pense que les vigies verront l'Iceberge suffisamment tôt pour virer. Malheureusement, les vigies n'ont pas de jumelles et il n'y a pas de vent pour déceler les packs de glaces.
- Les remarques d'Ismay pour garder un rythme soutenu.
- Il pense que les glaces ne sont pas sur sa route car il n'a pas reçu tous les signalements.
- Il pense que le navire vire plus vite.

6. L'évacuation des passagers.
Nous abordons ici des comportements qui aggravèrent le drâme humain. Ainsi, mis à part le fait que les canots étaient en nombre insuffisant, il faut se rendre compte que la plupart de ces canots quittèrent le navire sans être remplis complètement (certains à la moitié seulement). A cela s'ajoute le comportement des individus à bord des canots qui refusèrent de retourner chercher les personnes qui flottaient dans l'eau glacial.
- Les canots à moitié remplis.
Le personnel prenait le plus grand soin des riches aristocrates de première classe. Pendant l'évacuation, les salles restèrent allumées et chauffées, l'orchestre continua de jouer, les bars continuaient de fonctionner .... En somme, tout était fait pour que la panique ne gagne pas et pour que le naufrage passe inaperçu. Cela eut cependant un effet pervers, les passagers ne se décidèrent à évacuer qu'au derniers moments, alors que les canots commençaient à manquer.
La réputation du Titanic qui fut qualifié longtemps de navire insubmersible joua contre lui car les passagers avaient le sentiement d'être plus en sécurité à bord du navire que dans les canots.
Une autre cause de la faible occupation des canots est liée aux différentes classes. L'idée de faire passer les premières classes avant les secondes fut présente pendant toute l'évacuation. On se rendra compte en consultant les chiffres : les passagers de troisième classe et les employés de la White Star Line avaient très peu de chances de pouvoir être sauvés.
- Les canots qui refusent de faire demi-tour.
Après le naufrage, les canots se regroupèrent. Certains canots disposant encore de place, plusieurs personnes évoquèrent la possibilité de retourner sur les lieux pour récupérer les survivants qui, équipés de gilets, flottaient dans l'eau. Cela provoqua un tollé général : La plupart des personnes (des femmes et des enfants) étaient traumatisées et ne voulaient pas retourner sur les lieux, d'autres craignaient que le canot ne soit pris d'assaut par des centaines de personnes et qu'il ne chavire.
Après un long moment (une heure après le naufrage), un officier prit les choses en main et, après avoir transvasé les passagers de son canot vers un qui n'était pas complet, retourna sur les lieux. Malheureusement, il ne put ramener que 3 personnes. Ce comportement est héroïque mais il aurait permis de sauver plus de vies s'il avait été entrepris plus tôt.

L'Epave aujourd'hui

Afin de conserver un maximum d'éléments sur ce naufrage, de nombreux objets ont été remontés. J'ai essayé d'en mettre quelques uns dans la rubrique objets. On notera que l'état de conservation de ces objets est très variable.
Les bois ont disparus mais le cuir et le papier ont étrangement bien résistés.

L'Epave est en deux parties (voir photos) éloignés de 800 m. La poupe (partie arrière) a le plus souffert car elle a du couler verticalement. La proue (partie avant) est en meilleur état car elle reste parfaitement reconnaissable. On apprécie aussi que l'étrave ait conservé toute sa classe et toute sa majesté d'origine.

Certaines parties se sont détruites depuis la découverte de l'épave en 1985 : Le mat avant est tombé et le toit du gymnase s'est effondré

Conclusion

Bien des plongées ont étés effectués sur l'épave du Titanic afin de prendre des images spectaculaires ou de prendre des morceaux de l'épave afin d'y faire des analyses.

Plusieurs fois, des chercheurs, des historiens et même des survivants voulurent renflouer le Titanic des abysses où il repose depuis maintenant 87 ans. Bien qu'un rêve comme celui-ci soit magnifique, il est cependant impossible. Son poids beaucoup trop élevé l'empêche de remonter à la surface.

Même si nous sommes beaucoup documentés sur ce navire, bien des mystères entourent encore ce vaisseau fantôme qui repose à 3780 mètres de la surface depuis le 15 avril 1912.

# Posté le lundi 07 avril 2008 16:39

titanic (james cameron)

titanic (james cameron)
Vous n'avez pa pu passer a coter du celebre film au 11 oscares qui retrasse l'epoper du titanic, voila un resumer pour vourefrechier un peut la memoire:


Synopsis
Brock Lovett est le coordinateur d'une équipe qui fouille méticuleusement l'épave du Titanic, paquebot géant réputé insubmersible qui connut pourtant un destin tragique. Lors d'une plongée en sous-marin miniature, il croit mettre enfin la main sur le C½ur de l'Océan, un bijou unique à la valeur inestimable, portée par Louis XVI dont la découverte lui apporterait la gloire. Mais il remonte des profondeurs avec seulement un dessin qui représente une jeune fille nue portant le bijou en pendentif.

À des milliers de kilomètres de là, une vieille dame, Rose Calvert, découvre ce dessin sur l'écran de son téléviseur. Elle contacte Lovett et lui affirme qu'elle est la jeune fille en question. Étant l'une des rares survivantes encore en vie du naufrage du Titanic, elle raconte à Lovett et à son équipe la croisière inaugurale du paquebot, son naufrage, ainsi que l'histoire d'amour qu'elle a vécue avec un artiste voyageant en troisième classe : Jack Dawson.


Un succès exceptionnel
Acclamé par les critiques du monde entier et récompensé par quatre Golden Globe Awards et onze Oscars, le Titanic de James Cameron est un film exceptionnel à plusieurs points de vue. James Cameron a opéré pour le tournage une reconstitution minutieuse du paquebot, fondée à la fois sur des documents historiques et les documents récoltés lors de sa propre visite de l'épave. Exceptionnel aussi par son coût, Titanic est à sa sortie le film le plus cher jamais produit, avec des coûts avérés d'au moins 200 millions de dollars (dépassé désormais par Spider Man 3). Exceptionnel par son succès commercial ; Titanic a fait plus de 1,8 milliard de dollars de recettes dans le monde entier et établit des records de nombre d'entrées (128 millions d'entrées cumulées aux États-Unis un an après sa sortie, 20,8 millions en France et 17 millions au Royaume-Uni), ce qui fait de Titanic le film à la plus grande recette cinématographique la plus rapide de l'histoire du cinéma. Exceptionnel enfin par sa durée ; James Cameron a catégoriquement refusé que l'on coupe le film après le premier montage et celui-ci dure 194 minutes, une durée exceptionnelle pour un film grand public. Le film qui a connu le plus de succès à ce jour.


Un travail titanesque
James Cameron a écrit, réalisé et monté Titanic, film qu'il a lui-même produit, par le biais de sa maison de production (Lightstorm Entertainement). Lors du tournage et de la post-production, il contrôle tout, les maquillages comme les effets numériques. Pour cela le cinéaste fait appel à dix-huit sociétés d'effets spéciaux. Certains plans utilisent des figurants réels, des maquettes, des éléments entièrement conçus par ordinateur, comme la mer et des personnages. Le résultat unit le réel au virtuel. La loi américaine interdisant de filmer l'épave, Cameron demande six millions de dollars à la Fox et à la Paramount pour s'embarquer sur un navire de recherche russe, l'Akademik Mstislav Keldysh, et filmer le Titanic à plus de 3 700 mètres de profondeur. Douze plongées et une caméra extérieure inventée par son frère ingénieur ont permis les prises de vues sous-marines. Il prend par ailleurs la décision de faire construire une réplique du Titanic à 80 % de sa longueur. Pour cela, le plus grand bassin du monde a été creusé au bord de la mer près de Rosarito, Mexique (Playas de Rosarito).


Analyse
« Les sept cents qui avaient pu partir à bord des canots n'avaient plus rien d'autre à faire qu'attendre...Attendre de mourir, attendre de vivre, attendre une absolution qui ne viendrait jamais... » Cette phrase, prononcée par Rose, personnage principal de ce drame reconstitué, résume le sentiment de culpabilité qui peut animer les rescapés d'une telle tragédie. Celui d'être encore en vie, alors que tant d'autres ont trouvé la mort. Dans Titanic, cette culpabilité, comme tant d'autres sentiments face à une mort proche, sont traduits à l'écran par le biais des relations entre personnages. L'égoïsme des hommes, l'amour, les clivages sociaux, la mort et la vie se déclinent et s'articulent autour de cette catastrophe maritime, en peinture d'une société et de m½urs d'une époque.


Mémoire collective
Un siècle plus tard, le Titanic demeure un mythe. À lui seul, il continue de symboliser la grandeur et la décadence de l'humanité. La trop grande confiance des hommes dans le progrès et ce qu'il en résulte. « La tragédie du Titanic fait partie de la mémoire collective, affirme James Cameron, auteur de ce film. Mais le temps lui a ôté son côté humain, » insiste-t-il. C'est pourquoi, sur cette toile de fond historique, vient se greffer l'histoire de Jack Dawson et de Rose Dewitt Bukater qui apportent tous les deux un repère émotionnel au spectateur, lui permettant de vivre cette catastrophe de l'intérieur.


Romanesque et reconstitution historique
Pour donner plus de profondeur à une histoire connue de tous, James Cameron travaille son scénario en mêlant la reconstitution et le romanesque. Il part d'images actuelles pour mieux ancrer le romanesque dans la réalité. La première demi-heure du film nous emmène en effet à bord d'un petit explorateur sous-marin, dans l'épave au fond de l'océan. Avec une équipe d'aventuriers à la recherche d'un collier prestigieux dont ils ne trouvent que le croquis, au cou d'une jeune femme nue. Rose, alors centenaire, se reconnaît en voyant un reportage à la télévision. C'est elle, qui, sur les lieux du naufrage, se souvient et raconte son histoire

# Posté le lundi 07 avril 2008 16:55

les cloisons étanche

les cloisons étanche
voici une des porte des cloison etanche qui faisait du Titanic un paquebot pratiquement insubmersible.Pratiquement car ces cloisons etanche ne montaient que jusqu'au pont E

# Posté le lundi 07 avril 2008 17:12